vendredi 10 octobre 2008

Et je remets le son

C'est définitif, dragibus, inéluctable et permanent (un intrus se cache dans cette phrase, saurez-vous le retrouver ?).
Je préfère la musique électronique au métal.

J'en entends déjà certains hurler... qu'ils se rassurent !
Car je m'en tape royalement.

En fait, c'est plus une histoire de globalité que de morceaux au cas par cas. Comment dire...

Pour faire simple (tu parles...), la musique électronique, c'est de l'érotisme. Le métal, c'est du porno. Et fondamentalement, je préfère l'érotisme au porno.

Vous pourrez trouver la quasi totalité des morceaux que je vais évoquer dans la playlist sur votre droite. Les autres sont en lien.

Darude - Touch Me Feel Me
La musique électro a un quelque chose de planant. Aussi un espèce de côté futuriste. En fait un côté totalement futuriste.
Lecture.
Il fait nuit. Les étoiles sont parfaitement visibles et je marche tête levée vers le ciel. Je suis pris d'une espèce de torpeur agréable, entre l'éveil et le sommeil. Plus je regarde les étoiles et plus j'ai l'impression de m'en approcher. La musique emplit l'espace.
Plus rien autour de moi. Je fais face à la multitude scintillante qui s'est emparée de mon champ de vision. Où que je regarde, je vois un oeil briller.
Peut-être que sur une de ces étoiles, quelqu'un d'autre contemple son ciel avec adoration. Et la terre y figure.
Lui aussi voit un oeil briller. Et cet oeil est le mien.
Darude - Calm Before the Storm
Le temps d'un battement de cil, mon oeil disparait. Le temps d'un battement de cil, ce sont des dizaines, des centaines de milliers d'étoiles qui s'éteignent, pour reparaître ensuite.
Et le ciel explose en une myriade de lucioles qui vont et viennent librement. Je redescends sur terre happé par le souffle du vent. La musique se fait glissante. Fluide. Je me déplace à nouveau. Les notes sont le vent qui m'accompagne. Je m'envole, je plane longuement.

Ce n'est qu'une infime palette des émotions que je peux ressentir en écoutant de la musique électronique. Ceci-dit ce sont des émotions récurrentes avec ce style de musique en particulier. Et si il y a bien un truc que j'aime, ce sont les nuits d'été claire et avec du vent, au milieu de nulle part. Sexuellement parlant, je peux aisément comparer ça aux préliminaires. Même au pré-préliminaires en fait. On entre à peine dans la partie "séduction", on ne se connait pas encore, mais on est attiré.

Pour les préliminaires, ce serai plutôt... Nine Inch Nails - Closer. Et là encore, on parvient tout juste au début des préliminaires, mais sans même rentrer dans le détail. On est dans l'excitation, on titille l'autre. Toujours dans l'érotique. Et c'est seulement au moment ou la partie s'apprête à débuter que l'on se réveille.
Que la musique s'arrête.

Chester Bennington - System
Là commence les choses sérieuses. Les deux corps s'entendent et communiquent. Se ressent une attirance pour le côté mystérieux de l'autre. C'est un jeu qui semble malsain et c'est ce qui plait. On joue à se mordre, à se souffler dans le cou. On joue au vampire le temps d'une caresse. Mais par delà le jeu, l'excitation est belle et bien réelle, tangible, à portée de main. Mais on n'y touche pas. Elle nous enveloppe pourtant de toute part. Mais pourquoi cesser la partie alors qu'elle est si plaisante ?
Car la musique cesse.

Jay Gordon - Slept So Long (je vous encourage tout d'abord à écouter la musique sans regarder la vidéo)
On entre en contact avec le charnel. Trop longtemps que l'on se retient. Trop longtemps que l'envie monte. Mais c'était si bon ! Certes, mais il y a encore meilleur et je compte bien te le faire découvrir. Les deux corps ne s'effleurent plus, ils s'étreignent. Oubliée toute idée de douceur, place à une froide sauvagerie, une violence contenue qui reparaît sous forme de vagues de plaisir terrassantes. C'est un véritable orgasme aussi psychologique que physique. Complet.

Encore une fois, j'ai ciblé là des exemples bien particuliers, mais qui dans le sens global du terme s'appliquent assez bien selon moi aux deux grandes familles que sont la musique électro et la musique métal.

On n'entendra jamais métal aussi planant que de l'électro. On n'entendra jamais électro aussi bourrin que du métal. Quelque part, les deux se complètent.

Mais ce que je préfère avant tout, c'est planer.

3 commentaires:

Thom a dit…

"la musique électronique, c'est de l'érotisme. Le métal, c'est du porno"

C'est réducteur et très facile. Mais j'aime bien l'image parceque je vois ce que tu sous entend.



"On n'entendra jamais métal aussi planant que de l'électro."

Je ne suis pas fan des "ça dépend". Mais là, ca dépend. L'exemple type qui me vient à l'esprit c'est Xasthur : c'est planant et mon jugement me dit que ca l'est sans doute autant que certains passages les plus planants de l'électro. C'est déprimant, certes. Ce n'est pas aérien et léger, oui, mais c'est planant. Il faut supporter une dose massive d'aigus et une voix agonisante, mais c'est planant.

Ou alors : définis planant.


Et je conclurais sur un : tu n'es qu'une tapette.

laurent a dit…

Ouaip... Tapette ! HxC Powaaaa !!!

Hardcore:Le terme sert à la base à désigner les films pornographiques les plus brutaux. (-_-) Et merde... cramé.

Thom a dit…

Electro >> Hardcore.

Metal >> Electro.