vendredi 30 mai 2008

Des nerfs en caoutchouc

Depuis notre naissance, nous avons tous éprouvé à un moment ou à un autre, une sensation de peur. Seulement, petit à petit, avec l'âge, c'est quelque chose que l'on affronte de moins en moins. On apprend à faire la part des choses, à ne plus paniquer "pour rien"...
On est angoissés, stressés, inquiets. Mais on n'a plus Peur. Je parle vraiment de la peur primaire. Celle qui se manifeste instinctivement, qui vous blinde d'adrénaline et qui vous fait réaliser des miracles... ou pas.
Pour ma part, je suis rarement du genre angoissé, stressé, ou inquiet. Je n'ai pas l'habitude d'être fatigué nerveusement, ou quoi que ce soit.

Par contre je reste très accessible à cette espèce de foutue peur primaire dans certaines occasions particulières. Notamment quand je me fait aborder par des "wesh", ou que je rentre dans une situation de conflit quelconque susceptible de tourner vraiment mal. Et quand je me fais aborder par ce genre de type, c'est toujours susceptible de tourner vraiment mal.
Je ne sais pas gérer les conflits, alors je ne parle pas des conflits dangereux.

Tout à fait sincèrement, depuis que je fais de la canne et du bâton, je me sens rassuré chaque fois que je les trimballe. D'abord, je me dis que ça dissuade les plus hésitants, et malgré la pratique non violente qu'on en fait, le bâton reste une arme.

Pourtant, à bien y réfléchir, je ne sais même pas si j'oserais m'en servir en situation réelle. Un mec viens me faire chier ? Je tente de rester pacifique. Tant qu'il ne m'a pas frappé pour de bon, je n'ai aucune raison de lui chercher des noises. Alors j'essaye de parler, de broder. Je pensais sincèrement avoir suffisamment de répartie et de jugeote pour me sortir de là juste en parlant.

Que dalle.

J'ai peur.

Alors je me laisse embobiner, trop gentil, trop apeuré. Je guette l'affrontement, tendu comme un arc, sans savoir du tout comment réagir. Ce sont eux qui mènent la danse. Evidemment, un fois la confrontation achevée, je refais le scénario dans ma tête. Je trouve des répliques cinglantes et intimidantes, comme dans les bouquins où le héros fait fuir la racaille d'un regard bien placé. Je reprends confiance en moi et me dis que "la prochaine fois, je saurai répondre".

Pourtant chaque fois que survient de nouveau un incident de ce type, je repars de zéro.

Paralysé par la peur, tout simplement.

Aujourd'hui, c'est peut-être la première fois que je fais face à ce point et en y repensant, je ne me suis pas trouvé convaincant. Pas plus que d'habitude.
Pourtant cette fois-ci j'avais tout. Les résumés des scénarios précédents, des bâtons, des cannes. J'ai réellement pris sur moi. Mais ça n'aura pas changé grand'chose : j'ai juste flippé autant que d'habitude.

Nerveusement, ça m'a claqué.

Il existe des solutions pour se calmer et libérer la tension après coup. Ecouter de la musique, écrire,... ou la crise de larme.

Je suis pas né pour le conflit. J'ai pas les nerfs pour ça.

mercredi 28 mai 2008

Canne Ball !

Le stage de canne de l'ASCA est terminé. Ce furent quatre jours riches en modules divers et variés sur le thème de la canne et du bâton.
Nous avons entre-autre, participé à un module de "troll-ball" adapté à la canne (sur une idée d'Ismaël, évoquée à l'Open de Toulouse).

Voici un bref récapitulatif des règles de ce jeu subtil, appliquées durant le stage :

Composition:
- 2 équipes de 9 joueurs dont 2 soigneurs,
- 5 cannes par équipe,
- 2 à 3 arbitres au sol et un autre en hauteur, dans les tribunes,
- des protections légères pour tout le monde (masque obligatoire)
- une tête de troll (à défaut, on utilisera un ballon)

But du jeu :
Apporter la tête de troll derrière la ligne de but adverse afin de marquer des points,
ou,
Mettre à terre l'ensemble de l'équipe adverse.

Règles :
En début de partie, cinq joueurs de chaque équipe se situe de son côté du terrain, dans sa zone (dans le cas présent, surface de réparation de handball). La tête de troll est placée au centre par l'arbitre, qui s'éloigne en courant (vite) et en criant "Allez-y !". Les deux équipes se précipitent sur la balle afin de la récupérer.
La tête de troll se porte à la main. Celle, ou celui qui tient la tête de troll n'a pas le droit de se déplacer. Le seul moyen d'amener la tête de troll derrière la ligne d'enbut ennemie est donc de faire des successions de passes.
Lorsque la tête de troll est attrapée par un joueur derrière la ligne d'enbut adverse, un point est marqué, l'ensemble des joueurs est ressuscité et un nouvel engagement à lieu.

"Attends... tu parle de soigneurs, de résurrection... qu'est-ce que tu entends par là ?"

La partie rigolote du jeu, c'est que les joueurs sur le terrain ont une canne et peuvent s'en servir ! Pas pour taper dans la balle évidemment, mais pour placer des touches aux membres de l'équipe adverse. Un joueur touché ne peut plus tenir la balle. Il tombe à genoux et lève sa canne pour appeler un soigneur. Le soigneur entre sur le terrain en veillant à ne pas se faire toucher, prend la canne du joueur à terre et les deux retournent en touche. Le soigneur confie la canne à un des remplaçants, qui retourne tout de suite en jeu. Le mort devient remplaçant, prêt à retourner sur le terrain.
On constate que les rôles se succèdent assez rapidement en règle générale :}.
Les soigneurs peuvent se faire toucher ! Lorsqu'une équipe n'a plus de joueur valide sur le terrain, elle perd le match.

Attention : les touches ne se font pas n'importe comment. Sous ces aspects de jeu barbare, il faut respecter les règles de la canne. Les coups doivent donc être armés proprement, donnés sur une surface de frappe autorisée, etc. Autrement dit, quand on veut prendre quelqu'un en traître, on n'a le droit de viser que les jambes !

Voici un aperçu d'un match de troll-ball en musique !



Merci encore à Ismaël pour l'idée, aux joueurs et aux arbitres pour leur participation !

jeudi 22 mai 2008

Archo'nchita !!

Bon... depuis le temps qu'elle en avait besoin, j'ai enfin rangé ma chambre ! Ca m'aura bien pris deux après-midi entier de travail, mais c'est une bonne chose de faite :).

Je découvre donc (une nouvelle fois) qu'en vérité, ma moquette est bleue et que finalement, ma chambre n'est pas "si" petite que ça (bon elle l'est quand même hein).

Je me suis aussi rendu compte de la quantité de trucs inutiles que je pouvait mettre de côté. J'ai balancé aux ordures le contenu quasi-total d'un meuble (je n'ai gardé que les deux jeux de Game Gear et un petit tas de cassettes audio... nostalgie inside)... ce qui m'a permis de le remplir avec un nouveau contenu que je jugerai "bazardable" d'ici quelques années.

Bon, soyons honnête, quand je dis que ma chambre est rangée, en vérité il y aurai encore pas mal de boulot. J'ai sur mes étagères des piles de vieux cours dont je ne me resservirai probablement jamais (je ne me sers jamais des notes que je prends en cours, alors pourquoi je les garde pendant 10 ans ? Oo...) et surtout d'autres vieux machins qu'il faudrait que je puisse stocker ailleurs. Mais pour un ménage de cette envergure, je pense que je vais attendre encore un peu et surtout aller faire de la place dans le grenier (déjà plein à craquer). Et puis je vais probablement installer une à deux nouvelles étagères au dessus de mon lit, puisqu'il est hors de question que je jette mes bouquins et qu'il s'agit de la denrée la plus envahissante de la chambre.
Juste La Mallorée, La Bélgariade, l'Assassin Royal et les 12 premiers tomes de La Roue du Temps en édition France Loisir, ça fait 34 livres qui prennent approximativement deux fois plus de place que les éditions Pocket SF...
Si on y ajoute les séries moins fournies (Les aventuriers de la mer, Hikaru no go, 20th century boys, Death Note, Dofus, Les Chroniques de Krondor...), Les Harry Potter en V.O. (format Dictionnaire) et V.F. et toutes les trilogies qui trainent (la Tapisserie de Fionavar, le Secret de Ji, les Enfants de Ji, Le soldat Chamane, le Peuple des Rennes, la Trilogie des Joyaux...) autant dire que ça commence à prendre DE LA PLACE. Sans parler de tous les bouquins annexes ^^'...

En fait au final, ma chambre est clairement trop petite pour que je puisse y ranger proprement tout ce que j'y stocke. Alors j'empile, c'est pratique et ça fait propre.

lundi 19 mai 2008

La lune est blonde ce soir...

A peine arrivé chez moi, j'avale mon dîner en vitesse et monte m'installer. J'ouvre la fenêtre. Il fait bon. Il fait nuit. Elle ne devrait pas tarder.
J'effectue un peu de rangement de façon plus ou moins inconsciente. Je ne veux pas écouter de musique, mais je ne veut pas non plus de silence. J'enfile donc mon casque et écoute une radio d'ambient. Ma fenêtre est grande ouverte. Il fait bon.
Elle ne devrait pas tarder.
J'éteins mon écran.
Je me tourne vers l'extérieur.
Je ferme les yeux.

Elle rentre sans un bruit, mais je peux sentir sa présence. C'est comme si elle venait d'apparaître.
Un courant d'air pénètre la chambre. Il fait bon.
Je la sens s'approcher. Je sais qu'il ne s'agit là que de mon imagination, mais je ne cherche pas à réagir. Je ne veux pas réagir. Je lui laisse m'adresser la parole.
"Excuse-moi".
Ce ne peut-être que mon imagination.
"Je me suis trompée".
- Jamais tu ne me dirai un truc pareil. Quand je t'ai perdue, tu semblais le regretter et pourtant tu ne m'a jamais dis comment me rattraper. Parce que tu ne regrettais rien en fin de compte.
- Allez... fais pas la tête..."

Elle essaye de m'embrasser pour me consoler mais je rouvre les yeux, prêt à fondre en larmes, convaincu que si elle me le demandait réellement, je n'hésiterais probablement pas à me jeter à ses pieds...

Elle est apparue pendant que j'avais les yeux fermés. Majestueuse à son habitude. J'ai l'impression que ce soir elle s'est vêtue pour sortir. Mon regard ne peut que s'y perdre. N'importe quel regard s'y perdrait. Si belle et pourtant si seule ? Sa présence imposante est renforcée par le vide tout autour d'elle. Mais n'est-ce pas injuste ? Ne peut-on donc pas resplendir de mille-feux sans pour autant se retrouver seul ?
Une heure passe. Elle défile. Lentement. Occultant de son éclat les étoiles alentour.
Je ne sors de ma rêverie que lorsque les nuages viennent la couvrir.

Plutôt que de m'apaiser, mon observation n'a réussi qu'à m'embrouiller un peu plus. Je ne sais plus où j'en suis, ni trop vers qui me tourner.
Ce soir, j'aurais essayé de me tourner vers la lune. Elle n'est plus aussi blonde que toute à l'heure. Le vent vient courir sur ma peau.
Il fait bon.
Je referme la fenêtre.

samedi 17 mai 2008

Bol chantant

Depuis qu'un ami m'a fait découvrir l'instrument, je rêvais d'en avoir un à moi. C'est désormais chose fait. Le bébé est arrivé ce matin, livré par la poste (à 8h30 un samedi... heureusement que j'avais canne et que j'étais levé). Après un petit nettoyage à l'alcool à bruler (quelle idée de coller une étiquette dessus aussi...), j'ai pu tester la sonorité du bol.

C'est jouissif.

J'adore ce truc.



Bon, il me faut pas grand chose, je le reconnais, mais bon, j'adore ^^...

Deux gars en concert au Petit Gymnase

C'est demain soir...*regarde l'heure*

...c'est ce soir(17 mai), et c'est ici !

vendredi 16 mai 2008

Comme quoi...

...il est possible de tirer des choses sympa de camshot ! Exemple : Quand, sur le coup des 00h30 on est pris d'une folle envie de se créer un portrait perso pour Baldur's Gate II, et qu'on n'a pas d'appareil photo numérique sous la main, ça dépanne 'achement !

Mon personnage est un barde maître-lames. J'enfile donc ma chemise médiévale, et mes bracelets de force. En guise d'instrument, j'hésite un instant entre la guitare, la basse, ou la flûte de pan.

La baaaassse !!!!!!!!!

Ok la basse.
Première série de photos donc :


Une fois encore j'hésite...
La deuxième, la deuxième !

...ok pour la deuxième

Choix de la photo

Le fond étant tout pourri*, et manquant cruellement d'un côté fantastique quelconque, je décide de m'incruster sur un bout de forêt...

Archo se baladait en forêt...

Devant l'air taré que j'ai réussi à prendre, et cette forêt toute innocente, j'ai fais un choix : mon barde sera le néron moderne ! Je mets donc feu à cette pauvre parcelle de végétation sans défense.

... quand soudain, tout s'enflamma !

Arrive ensuite le travail d'harmonisation des niveaux et couleurs des différents éléments, histoire de rendre le montage tout de même un poil plus réaliste (non parce que là ça laisse à désirer...).

Harmonisation des niveaux et couleurs

Enfin, pour faire ressortir le côté "dramatique" de la scène (et pour masquer honteusement les défauts du "montage à la va-vite"), j'ai travaillé la lumière de manière à renforcer/rajouter des ombres.

Travail des lumières

Enfin, ce portrait étant destiné à aller sur BG2, où les portraits originaux sont des dessins, je joue avec les filtres histoire de donner un aspect dessiné à la photo. J'en profite pour saturer un peu les couleurs, histoire de rajouter au côté irréaliste.

On avait une photo et...POUF ! On a un dessin ! ...Comment ça pas réaliste?

Dernière retouche au niveau des couleurs de la manche, qui avait viré au vert pendant les différentes manipulations.

Résultat final


Voila voila. Ca m'aura pris une grosse heure, et je trouve le résultat suffisamment satisfaisant pour l'usage que je vais en faire. Si à tout hasard vous voulez des détails sur les différentes étapes, n'hésitez pas à poser vos questions !

*"mais le fond tout pourri, c'est ta chambre ?", me faisait remarquer innocemment Quentin. Merci Quentin.