lundi 8 décembre 2008

Songe éveillé...

Un instant elle est là. Puis elle disparaît sans rien dire, alors que je pensais enfin m'en saisir. Fluctuante, irrégulière, le contour flou d'une cavalière, lancée dans une sarabande avec les partenaires qu'elle chevauche. Un brève pensée la matérialise à nouveau, puis elle vole en éclats, de rire, de peine, de joie. Moqueuse.
Des remous apaisants se font entendre. Me calmer pour mieux l'appréhender. Ne pas la regarder de face, à la façon d'une étoile. Autrement, elle disparaîtra. Je le sais, mais la tâche est tout sauf aisée. Aux remous s'ajoute le doux clapotis des flaques. Puis la pluie qui de nuit ennuie le malheureux passant qui, faute de parapluie, rentre chez lui en courant.
Une pluie régulière, fine, constante. Celle qui nous donne la sensation d'exister. Celle qui nous donne l'occasion de nous dresser comment un rempart, ne serait-ce qu'entre le sol que l'on foule et la goutte en train de chuter. L'occasion de nous dresser en réceptacle, la gorge tendue, bouche grande ouverte comme après l'orgasme, pour accueillir la semence sans-cesse filtrée de notre terre-mère.
Cette pluie piquante, exaltante, qui nous donne la sensation de vivre.
Non.
Qui nous rappelle la sensation de vivre.

Mes pensées égarées, elle gagne une fois de plus la partie, me perdant sans cesse dans cet inextricable labyrinthe dans lequel j'ai un jour pénétré sans fil d'Arianne.
Ni même sans un foutu GPS.
Bordel de merde.

mardi 2 décembre 2008

Fuwaaa...

Overbookage... Overbouclage ? Foutu manque de temps évidemment. Pourtant haletant sur mon projet ciré, briqué, brillant, travaillant tard en ce soir, cette nuit noire et glacée. Mais la fatigue est tout sauf mon amie. C'est pourtant elle qui me côtoie, me noie et m'envoie la tête dans le toit du monde un peu trop souvent en ce momement... momement, moment, c'est du papareil au mêmême.

Un peu trop souvent à mon goût en tout cas.

Putain, je suis crevé...

lundi 1 décembre 2008

J'ai mots...j'ai maux ?

Besoin d'écrire, pas le temps d'attendre. Je sais de quoi je veux parler mais je ne sais pas trop comment l'aborder. Je ne sais pas encore si ces lignes seront lues par autre chose que les quelques regards égarés de mes voisins de transport, qui viendront immanquablement (consciemment ou non) s'attarder sur ce fatras de pensées.
Ca fait trois jours maintenant que je veux m'y coller, mais manque de temps, de motivation, de matos... des trois réunis surtout.

Puisqu'il faut se lancer un jour...

Je ne suis pas moi.

..."Hein ?"

J'ai quelquefois évoqué ici-même, de manière directe ou indirecte le principe de ma "bi-personnalité", si je peux me permettre le terme.

Archo.

Xav.

Plutôt qu'une double personnalité, il s'agit à la base d'une simple double-identité. Un prénom, un pseudonyme. Partant de là, on peut distinguer trois grandes sphères de connaissance autour de ces deux identités.
Le proches qui me connaissent aussi bien dans la vie que sur le net et qui connaissent mes deux identités,
Les "que su'l'net", qui ne me connaissent que sous mon pseudonyme,
Les (trop?) proches, en général la famille, qui ne me connaissent que par mon prénom.

La première sphère est la plus large des trois et englobe en général les personnes à qui je souhaite réellement m'ouvrir.

"Mais alors tu ne t'ouvre même pas à ta famille ?"

Non.

Bref. J'ai fini, pour le délire au départ, par partir dans un trip de double personnalité lors d'une discussion en ligne sans queue ni tête. Puis j'ai attribué mes actions, mes pensées, mes émotions à chacun des deux "moi". Finalement, aujourd'hui, cette histoire me tient plus à coeur qu'un simple délire.
C'est une façon comme une autre d'expliquer les grands paradoxes qui me servent de fondations. C'est une façon comme une autre d'expliquer ma tolérance, mon ouverture d'esprit, mon indécision constante, mes retournements de dernière minute, mon incapacité à me fixer et à me tenir en place.

Ces deux personnalités ont au à subir quelques... disons désagréments. En fait, histoire de dire les choses clairement (des fois j'y arrive), Archo a été majoritaire pendant 'achement longtemps. Est arrivé un évènement qui a marqué une rupture (haha...) dans ce déséquilibre et qui l'a totalement inversé, Xav passant largement en tête. Puis peu à peu, le tout s'est calmé et les deux se sont rééquilibrés doucement.
On appel couramment ça "acquérir de la maturité". Disons, apprendre de ses erreurs, sortir plus fort d'une situation douloureuse...

L'équilibre s'étant "parfaitement" rétabli il y a très peu, je me redécouvre pas mal d'envies, de désir en tout genre.
L'envie de profiter de la vie et de ce que j'ai à portée de la main.
Pendant un moment, quelques mois, quelques années arrêter un peu de me nier comme je le fais depuis... depuis ma naissance ? Depuis que mes parents m'ont éduqué ? Depuis que j'ai des principes ?

Je suis quelqu'un de gentil de nature. Plutôt du genre "trop bon, trop con", à me forcer dans des situations impossibles dans le seul but de rendre service. Du genre à me forcer à prendre soin des gens, même quand ça me gave. Du genre "meilleur copain des nanas"
Je sais pertinemment que je ne changerai pas de sitôt. J'ai beau dire, si une petite vieille vient me gémir dans l'oreille parce "qu'elle-n'a-rien-madame-monsieur-à-manger-pour-sa-famille-madame-monsieur-et-pas-de-travail-madame-monsieur-une-tite-pièce?-madame-monsieur-merci", je vais lui filer sa foutue pièce.
Et en plus je vais rester calme et lui faire un sourire.

Mais si il y a un truc que je souhaite réellement faire ces prochains mois, c'est assumer mon égoïsme et vivre pour moi.

jeudi 20 novembre 2008

J'ai testé pour vous...

..."J'irai dormir à Hollywood".

Ca déchire.

jeudi 13 novembre 2008

Pause

Never Grow Old - The Cranberries

Moi qui me plaignait de mon manque de temps... finalement il y a des moments où il fait bon prendre une vraie pause. Ne rien foutre, mais pour de vrai ! Attention, quand je dis ne rien foutre, c'est vraiment végéter comme une courgette paraplégique qui entamerait la 3e saison de Derrick après avoir regardé les deux premières en Ouzbeck.

Notez bien que je n'ai rien contre les Ouzbeck, je ne sais même pas si ça s'écrit comme ça. Simplement je trouvais le mot rigolo. Et puis merde, on s'en tape.

J'étais donc en train de me dire "Aaaaah...putain ça fait du bien" en poussant un gros soupir de contentement, quand soudain, il ne s'est rien passé.

Haha.

Mais alors vraiment rien hein. Pas une sirène d'ambulance, de pompiers, ou de police états-unienne (comment ça s'écrit d'ailleurs ?) sur le périph, pas d'éclat de rire de la chef, pas d'insulte amicale lancée au travers du studio...
Même ma musique s'est arrêtée. Foutu morceau avec 4 minutes de blanc à la fin...
Du coup j'ai pris conscience d'un truc. Ne rien foutre, ça fait du bien... deux, trois minutes. Mais après...

C'est chiant O_o !

J'ai donc décidé, après avoir épuisé bashfr, VDM, Maliki, quelques forums et autre googlerie reléguées au rang de "divertissement pour employés de bureaux frustrés" aka "Fucking Employee's Entertainment" (ou FEE)*, de venir partager cette découverte formidable avec vous, histoire d'arrêter de ne rien foutre.

De foutre quelque chose quoi.

Alors le truc qui m'embête beaucoup là, maintenant, c'est que mon article est hypothétiquement achevé. Donc si j'appuie sur "Publier", j'aurai épuisé mon dernier FEE** intéressant. Et à vrai dire, je n'ai pas envie de passer encore une heure et trente minutes devant mon ordi, à me dire que bientôt, je vais pouvoir sortir de là pour aller jouer "Loup Garou", parceque sinon, le temps va passer super lentement.

Tiens, je ne vous ai jamais parlé du temps qui passe lentement ? Vous savez ? Le temps latent qui attends patiemment l'OTAN, ôtant tantôt à tout alité leurs dents gâtées ?
Celui dont Léo ferré dit qu'avec lui, tout s'en va.

D'ailleurs, avec le temps s'en est allé l'heure de ma pause, puisque je viens de recevoir une nouvelle mission.
Je peux donc appuyer sereinement sur ce bouton.

Ce que je fais.

*ne cherchez pas trop loin, je viens tout juste d'inventer le terme...
** cherchez pas j'vous dis ! Rontudjuuu***...
*** ça par contre c'est dans Gaston Lagaffe

samedi 8 novembre 2008

Souvenirs, souvenirs

Bine que je n'apprécie que très moyennement skyblog, je me dois de reconnaitre qu'ils ont fait parti des premiers hébergeurs de blog à succès, et que de ce fait, on peux y retrouver pas mal de "vieilles photos".
Du coup, tout à l'heure, je me suis amusé à retourner sur celui d'une amie, mi-femme, mi-poisson (elle devrait se reconnaitre).
Et BAM ! 60 pages de photos dans les yeux ! Et dans toute ces pages, quelques grands moments de nostalgie.
Il est des souvenirs qu'il fait bon garder finalement. Oublier ne fait pas tout. Entretenir, conserver chaque parcelle des évènements qui nous ont permis de nous construire, nous permet d'éviter de nous perdre en cours de chemin.
J'ai vécu cette histoire. Je veux en garder chaque souvenirs. Sans exception.



Merci 'tite sirène, d'avoir gardé toutes ces traces, je t'en suis sincèrement reconnaissant ! Merci aussi de m'avoir rappelé qui j'étais, même si tu ne t'en es pas nécessairement rendu compte ;)...
Et encore merci aux personnes qui passent régulièrement par ici. C'est grâce à vous que j'écris tout ça et ça me fais un bien fou.

Quand je pense que certains se font chier à payer un psy...

Bon, et juste pour éviter de rester dans cette atmosphère un peu trop "cliché mielleux saupoudré de caramel fondu", voici pour vous quelquechose qui n'a pas le moindre rapport :


Hope you enjoyed it !

lundi 3 novembre 2008

Une moitié de cauchemar

Ce week-end, de vendredi à lundi, je suis parti à "Center Parc", au lac d'Ailettes.

"Waaah ! La chance !"

Cadre chaleureux, nombreuses activités possibles, qu'il s'agisse de sport, piscine, balade, accro-branche, ou simple détente. La piscine est gigantesque, colorée, pleine de bassins différents, de toboggans "toutes difficultés", de nage en extérieur...
En quelques mots, Center Parc c'est : un village en forêt à cinq minutes à vélo (fournit sur place) de toutes les commodités que l'on peut rechercher en vacances, d'un gymnase, et d'un genre d'aquaboulevard gratuit ouvert de 9h à 21h.
Et puis ça coûte la peau du cul, donc quand on a l'occasion d'y aller, ça déchire, point. Pas la peine de faire sa fine bouche.

Sauf que là... nan.

Cela dit c'est purement et simplement égoïste. Explications.

Noces d'or de mes grand-parents. Pour l'occasion, une semaine à Center Parc rien que pour eux. Et pour faire un surprise à ma grand-mère, mon grand-père en profite pour inviter une grosse partie de la famille de vendredi à lundi (sans la prévenir, sinon ce n'est plus une surprise).
Je me retrouve donc embarqué malgré moi dans un week-end de quatre jours et trois nuits en compagnie de : mes parents, mon frère, mon oncle et ma tante côté maternel et leurs cinq enfants (âgés de 4, 5, 13, 17 et 19 ans sauf erreur), mes deux paires de grands parents (côté pater et mater donc), la cousine germaine de ma grand-mère (côté mater) et son mari, et la soeur de mon grand-père (côté mater) et son mari. Pour ceux qui ont la flemme de compter, ça fait 19.
Alors d'une, je n'aime pas trop trop les voyages en famille (ne serait-ce qu'avec mes parents), puisque ça implique pas mal d'obligations, dans le but de faire plaisir aux "organisateurs" (mes parents en l'occurence). Aller visiter tels trucs, participer à telles activités...

Exemple typique :

"Tu fais quoi ce matin ?"
"Boh... je pensais bouquiner un peu jusqu'au repas"
"Pourquoi tu profiterais pas de la piscine ?"
"Ben... j'ai pas trop envie d'aller à la piscine là..."
"Va te balader un peu alors, le parc est immense et il y a de jolis paysages !"
"Maman, je suis pas fan des balades, surtout quand on me force à les faire"
"Propose un ping-pong à ton grand-père alors ! T'aura tout le temps de bouquiner à la maison..."

Déjà que je suis pas fan des rencontres familiales, en plus je déteste les mômes. D'autre part, qui dit "beaucoup de gens ensemble" dit "beaucoup de problèmes d'organisation et une inertie assez élevée quand il s'agit de faire quelque chose autre que prendre l'apéro". C'est insupportable au possible. Et puis en début de séjour, il a vraiment fait un temps de merde. Moi le brumisateur céleste et les océans de gadoue pendant trois jours, j'ai déjà donné...

Ajouté à tout ça, je considère que je n'avais pas vraiment le temps de prendre un week-end de quatre jours. Ça m'a obligé à bouffer un jour de congé et à louper une journée de cours (pas trop grave, mais relou tout de même). Sachant que j'ai des masses de boulot pour cette semaine...

Bon. Ça c'est fait.

N'empêche que c'était pas si horrible que ça, vu que j'ai réussi à me dégager une partie du temps pour faire ce que je voulais. J'ai donc pu faire quelques balades volontaires (seul), aller à la piscine quand je l'ai voulu (seul), faire le tournoi de badminton, et... me coucher tôt.

Bon, en gros, je reviens de week-end pas plus reposé qu'en y partant et tout pleins de bonnes courbatures, donc c'était un bon week-end dans sa globalité. Mais alors il dépasse vraiment à peine la moyenne...